C'est une des meilleures amies de Ani, Marie-Claude, qui a eu la gentillesse de nous conduire à l'aéroport.  Si jamais la fameuse grosse boîte ne passe pas, elle la ramène et nous l'envoie par courrier. Petit détail amusant: juste avant de partir, nous écoutions les nouvelles à LCN.  Ça parlait du recours collectif entreprit contre Air Transat il y a plusieurs mois concernant un gouvernail qui avait perdu un morceau pendant un vol. C'est drôle le hasard des fois! Juste avant de partir avec Air Transat, il y a les nouvelles qui nous rappelent ce petit incident...

Nous sommes arrivés à l'aéroport vers 18h, 3h avant le départ de 21h05. Le temps d'essayer de passer la grosse boîte approchait. La stratégie que nous avions était simple: agir comme s'il s'agissait d'un bagage comme un autre. Nous les avons tous placés sur le convoyeur à côté du comptoir. La préposée a demandé ce qu'il y avait dans la boîte. J'ai hésité un peu à répondre, histoire de lui donner la chance de me donner un choix de réponses. "Est-ce que c'est de l'équipement de sport? parce que vous avez le droit à 30kg supplémentaires gratuits si c'est de l'équipement de sport." J'ai répondu que c'était des trucs d'artistes et pas de l'équipement sportif. Si elle m'avait regardé de très près, peut-être elle aurait pu voir une petite goutte de sueur qui commençait à se former sur mon front... Je me préparais déjà à mentir que c'était un xylophone...
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Elle ne dit aucun commentaire sur le format de la boîte. Elle se tourna plutôt vers le poid total: 41.8kg (la limite pour Ani était de 40). Toujours aucun commentaire. Je lâche un "Zut! on est trop pesant!". Elle me regarde en souriant: "Ne vous en faites pas. Nous laissons un 2kg de jeu..." Après ces mots, elle installe les autocollants d'identification de bagages sur toutes les valises, le rouleau et la boîte! OUF!

Vous pensez que les péripéties de la boîte s'arrête ici? Nous aussi on pensait ça... Jusqu'à ce que la préposée me demande de reprendre la boîte et le rouleau. Elle envoie le reste des valises sur le convoyeur et nous invite à la suivre vers une petit pièce à l'écart des comptoirs d'enregistrement. Où est-ce qu'elle nous amène?

Dans la pièce se trouvait une machine à rayon-x. La préposée nous demande de placé le rouleau et la boîte sur le tapis roulant passant dans la machine. Le rouleau passa sans problème mais la boîte passait juste. Très juste. Tellement juste qu'elle se coinça à l'entrée de la machine! La préposé pousse un peu dessus mais rien à faire! Oh non, nous sommes foutus!

Les employés ne disent pas leur dernier mot! L'opératrice de la machine suggère de soulever un côté de la boîte pour la faire passer en diagonale. Bonne idée! Les côtés de la boîte frottent encore un peu et elle se retrouve coincée seulement à la sortie de la machine! Mais là, c'est facile de tirer dessus. La boîte et le rouleau sont ensuite disparu sur un autre convoyeur rejoindre nos valises! Elle nous a causé des émotions cette boîte-là!

Les minutes suivantes ont été bien plus calmes. Nous avons remercié et dit au revoir à Marie-Claude et nous nous sommes dirigés au contrôle de sécurité avec le fameux détecteur de métal. J'arrive rarement à passer ça sans problème! Cette fois, andouille que je suis, j'avais oublié d'enlever ma ceinture! Mais ce n'est pas juste ça qui faisait beeper le détecteur. Il y avait mon collier (ah oui, ça aussi j'ai pas pensé à l'enlever!) et mon poignet gauche. Poignet gauche? Pourtant, je l'ai enlevé ma montre! Bip! Bip! Il semblerait qu'un poignet en métal n'inquiète pas la sécurité...

Nous avons ensuite attendu notre avion. Attentdu et attendu. L'embarquement devait se faire à 19h20 mais il y avait un peu de retard. Ça m'a permis d'apprécier le bon travail qui avait été fait dans le cadre des rénovations de notre aéroport international. Nous regardions aussi les autres passagers: des jeunes, des vieux, des enfants, des bébés. (des bébés! on pourra pas dormir dans l'avion!) Le retard finissait pu de s'étirer... 20h, toujours pas d'avion. 20h30 non plus. 20h45... 21h... finalement c'est à 21h05, heure de départ de l'avion, que l'embarquement a commencé. Ce retard aurait été causé par l'avion précédent (Air Maroc) qui, lui, était en retard de sa propre faute. En plus, notre avion devait changé un gouvernail.. heu... je veux dire un pneu... Ça c'est nous en train d'attendre...
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Juste avant de faire la file, nous avons vu un petit évènement cocasse. Deux jeunes filles tentaient de réveiller un monsieur. L'homme dormait vraiment dur. J'ai même entendu une fille demander à l'autre: "Coudonc, yé-tu mort?". Il s'est finalement réveillé après beaucoup d'efforts de la part des filles. S'il avait continué à dormir, j'aurais pris des photos avec! héhé!

Nos sièges se trouvaient dans la deuxième rangée. L'avantage c'est que nous allions sortir dans les premiers... Le désavantage c'est que la première rangée est utilisée par les familles! Nous étions au premier loge pour voir des enfants s'éverver et des bébés brailler! Au moins, à côté de nous, nous avions un vieil homme qui devrait dormir tout le long du voyage.

Des fois, les choses ne sont pas comme nous l'aurions prévu... Durant le voyage, les bébés et les enfants ont dormi sagement. Par contre, le vieux à côté de moi ne cessait de me donner des coups de coude, coups de pieds, coups de cuisse... Pis en plus il sentait bizarre. Donc, je n'ai pas réussi à dormir. Pas une minute de sommeil de tout le trajet!

Derrière nous, il y avait le gars qui dormait à l'aéroport. Il dormait encore évidemment! Il a même ronflé! Il a dormi pendant la distribution de la bouffe (des pâtes sauce rosée). Quand il s'est réveillé, il était fâché! "Je peux-tu avoir mon repas!" "C'est pour sauver 2piasses que vous m'avez pas donné ma nourriture!" "Quand je vais revenir à Montréal, les médias vont le savoir!"...   Heu...  les nerfs! Il gueulait après les pauvres hôtesses qui avaient tout simplement voulu le laisser dormir! Pis personne l'empêchait de manger non plus! Il était tellement bête et il chialait tellement que le gars assis à côté de lui a demandé de changer de place! (moi, j'aurais préféré que ça soit le chialeux qui s'asseoit ailleurs, dans la soute ou sur l'aile par exemple).

Finalement, après avoir vu le lever de soleil orangé au-dessus des nuages, nous sommes atteris à Charles De Gaulle.